Les Voûtes 75013 Paris Les Frigos
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PROGRAMME




Septembre 2014

Lundi 8 septembre 2014 à 19h00

Diapéro #7: Comment monter un diaporama sonore?

— 19h - 19h30 : Accueil aux Voûtes.
— 19h30 - 19h45 : Nouvelles et coups de cœur de l'équipe
— 19h45 - 20h30 : Projection débat : comment monter un diaporama sonore ? 
— 20h30 - 21h30 : Diap'open - projection d'une sélection de diaporamas sonores proposés par la communauté, en présence des auteurs.
— 21h40 - 22h00 : Mise en relation : vous recherchez des partenaires pour réaliser un diaporama sonore ou une création à base de photo et de son, présentez-vous et votre projet.

Renseignement - réservation : diapero.com/post/92852079008/diapero-7-comment-monter-un-diaporama-sonore

( Entrée 5 euros )



(Entrée 5 euros)

Septembre 2014

Samedi 13 septembre 2014 à 19h30

Soirée SCRATCH EXPANDED 2014

Nous sommes heureux de vous inviter à la soirée SCRATCH EXPANDED qui aura lieu aux Voûtes dans le 13ème arrondissement de Paris, 19 rue des frigos.
A cette occasion, films, projections en plein air, performances et installations sont présentés, reflétant la diversité des pratiques liées au cinéma expérimental.
A l'image de la collection de Light Cone, la programmation de cette soirée festive et éclectique est internationale.

PERFORMANCES
— 20h30 : Cellule d'Intervention Metamkine (France)
Performance avec projecteurs 16mm, écran et miroir
2014, 30'/40'
Christophe Auger & Xavier Quérel (projecteurs cinéma), Jérôme Noetinger (dispositif électroacoustique)
Les performances de la Cellule d'Intervention Metamkine allient projections 16mm et musique électroacoustique, dans la grande tradition du "cinéma élargi".
Le musicien et les cinéastes sont sur scène, faisant face au public. Deux miroirs installés dans la salle reflètent les images sur un écran placé derrière eux. Sons et images sont travaillés en direct. La Cellule d'Intervention développe une idée de jeu entre image et son, le projecteur cinéma étant un instrument comme le magnétophone à bandes par exemple. Du cinéma pour les oreilles, de la musique pour les yeux.
Depuis 1987, ils ont présenté leur travail dans plusieurs festivals, cinémas, galeries et espaces indépendants, en France, Europe, Canada, Etats­Unis, Japon et Australie. Ils ont également développé des collaborations avec d'autres groupes comme Nachtluft, Voice Crack, Kinobits, Loophole Cinema, Tom Cora, La Flibuste ou Le Cube (avec Gaëlle Rouard, Etienne Caire, Christophe Cardoen et Lionel Marchetti).
Pour plus d'informations : metamkine.free.fr/

— 21h15 : Paolo Gioli (Italie)
Rouge de Land, 2014
Conférence/performance avec projection 16mm
Performance basée sur une expérience des années 50 d'Edwin Land, inventeur du Polaroïd. Le modèle de la vision en couleur imaginée par le scientifique américain tenait compte de l'analyse des radiations lumineuses par les cônes dans l'oeil mais aussi du traitement des influx nerveux dans le cerveau. Gioli revisite ainsi le phénomène de la persistance rétinienne : une fois une teinte identifiée et associée à un objet visuel, même si l'éclairage change, les sujets continuent de lui attribuer la même couleur, bien que l'image qui se forme dans l'oeil ait radicalement changé. L'image étudiée, projetée à partir de deux boucles 16mm noir et blanc, est une corbeille de fruits. La main de l'artiste entre dans le champ de la caméra, et en changeant de place un des éléments de cette nature morte, modifie notre perception du spectre coloré.
Pour plus d'informations :www.paologioli.it/

— 22h00 : Gaëlle Rouard (France)
Sans titre, 2014, 25' Performance avec projecteur 16mm
La chaleur monte au ciel.
Les mouches voient leur fin.
Emportent les ponts ou tarissent les fontaines.
Les gélines sont sourdes.
Bouche noire, gosier sec
Trempe la terre jusqu'au fond,
Comme un bœuf dévore le blé.
La pluie du vallon,
La lampe au clou.
À la queue du loup le loup
Trois jours seulement dure
Bientôt couché et caché,
Que chacun veille sur lui.

— 22h45: Pietro Pirelli (Italie)
Idrofoni, 2011, 30'
Performance
Dans la pièce Idrofoni, les formes lumineuses émanent de la création musicale de Pietro Pirelli, fils de la célèbre artiste de la lumière Marinella Pirelli.
Vibrations sonores et effets visuels constituent le matériau de cette performance musicale. L'hydrophone (lampe sensible) prend la forme d'un disque sur lequel vibre une fine couche d'eau. Grâce à un système de transparence, la lumière traverse le disque, se projette et investit l'espace. Le designer Carlo Forcolini, luthier de la lumière est le créateur de cette lampe sensible. L'eau contenue dans l'objet constitue la peau du tambour. Elle forme une grande membrane liquide qui réagit aux vibrations sonores en générant des images et des formes organiques.
Pour plus d'informations :
www.labiennale.org/en/mediacenter/video/55­1.html

— 23h30 : Julien Maire (France)
Open Core, 2009, 45'
Conférence/performance avec projection vidéo

Open Core est une conférence­performance où Julien Maire propose une séance de dissection d'appareils et de caméras. Au sein d'un laboratoire complexe, le conférencier, supervisée par de multiples caméras, élabore des machines à la fois métaphorique et empirique de « l'image mouvement ». Julien Maire enchaîne une série de catastrophes préméditées qui se compléteront finalement pour obtenir des images hybrides, une histoire parallèle des médias, un cheminement intellectuel dans le champ de l'optique et dans les entrailles des machines.
Open Core est une production de DOCK Berlin e.V avec le soutien du Hauptstadtkulturfonds
Julien Maire est un artiste nouveaux médias, diplômé de l'Académie des Beaux­ Arts de Metz, auteur d'oeuvres impressionnantes telles que Exploding Camera, Low Res Cinema, Demi­Pas. Il travaille depuis le milieu des années 90 au croisement de plusieurs disciplines comme la performance, l'installation média et le cinéma produisant des oeuvres­performances live, hybrides tant dans les genres que dans les médias.
Pour plus d'informations :julienmaire.blogspot.fr/

INSTALLATION
Chris Welsby (Canada — Royaume-Uni)
Trees in Winter, 2006
Installation vidéo
L'installation Trees in Winter de Chris Welsby repose sur un système d'interaction entre l'environnement naturel extérieur et la mécanique de la vidéo. L'œuvre révèle trois plans fixes sur un arbre caduque rétroéclairé, sur fond d'un ciel hivernal orageux. L'image projetée réagit aux conditions climatiques extérieures, déterminées par un capteur de vent situé à l'extérieur de l'espace de projection.
« Dans mes films et mes vidéos, la mécanique du film ou de la vidéo interagit avec le paysage de telle manière qu'il est donné aux forces élémentaires – comme les changements de lumière, les allers et retours de la marée ou les changements de direction du vent – le temps et l'espace de participer aux processus de la représentation. Les images qui résultent de cela rendent possible la relation entre technologie et processus naturels basée sur des principes autres que ceux de l'exploitation et la domination. » Chris Welsby
Pour plus d'informations : lightcone.org/fr/cineaste­338­chris­welsby

Informations pratiques :
Light Cone
157, rue de Crimée – Atelier 105­ 75019 Paris
courrier : 41bis, Quai de Loire , 75019 Paris
+33 1 46 59 01 53 (du lundi au vendredi de 10h à 18h)
http://www.lightcone.org / lightcone@lightcone.org
Métro : Crimée (ligne 7) ou Laumière (ligne 5)
Contact presse
Jeanne Vellard : jeanne.vellard@lightcone.org
Light Cone est soutenue par la Région Île de France, la Mairie de
Paris et le Centre national de la cinématographie et de l'image animée.

Dossier de presse - PDF

(PAF: 8 Euros/ouverture des portes à 19H30/ Restauration sur place)




Septembre 2014

Mercredi 17 septembre 2014 à partir de 19h00

Exposition de peintures
Frantz Lamothe

Vernissage à partir de 19h00

Octobre 2014

Du mercredi 22 au dimanche 26 octobre 2014

16E FESTIVAL DES CINÉMAS DIFFÉRENTS ET EXPÉRIMENTAUX DE PARIS

La 16e édition du festival proposera des programmes compétitifs ouverts à toutes les œuvres reflétant les courants et actualités de la création cinématographique alternative, et des programmes thématiques exposant quelques-uns des enjeux fondamentaux de la relation entre cinémas différents et musiques.

Beaucoup de cinéastes affrontent dans leur propre pratique la question des couplages images-musiques. Les publics, nos publics, sont de plus en plus sensibles à cette question grâce notamment à une abondante et récente production critique. C'est pourquoi nous déclinerons les relations bouillonnantes entre ces deux domaines d'expérimentations dans des programmes combinant le présent et le passé. Nous stimulerons aussi les rencontres et les coopérations entre les cercles de la recherche musicale et ceux du cinéma expérimental. Les performances, ciné-concerts, cinémas étendus et interventions musicales tiendront une place importante dans nos événements.
Frédéric Tachou, directeur du festival

TÉLÉCHARGER LE DOSSIER DE PRESSE (VERSION PDF)

FOCUS CINÉMA EXPÉRIMENTAL & MUSIQUES

9 ÉVÉNEMENTS :

— Programme 1, jeudi 23 octobre, 16h00
ATTESA DI UN'ESTATE (FRAMMENTI DI VITA TRASCORSA), Mauro Santini, Italie, 2013, 15' THE BROKEN ALTAR, Mike Rollo, Canada, 2013, 19'30
GINZA STRIP, Richard Tuohy, Australie, 2014, 9'
HEIGHTS, Calum Walter, États-Unis, 2013, 19'30
JUST LIKE US, Jesse McLean, États-Unis, 2013, 15'

— Programme 2, jeudi 23 octobre, 22h00
REQUIEM FOR TWO PEOPLE, Bob Kohn, États-Unis - France, 2014, 1'10
THE INVENTION OF THE DESERT, Thibault Le Texier, France, 2014, 7'10
A LAND FIT FOR HEROES, Collectif_fact (Annelore Schneider & Claude Piguet), Suisse, 2014, 13'32 TO LOVE IS TO LET GO, Sausan Saulat, Pakistan, 2013, 5'
WE ARE BECOME DEATH, Jean-Gabriel Périot, France, 2014, 4'
SHORT, Robert Todd, États-Unis, 2013, 4'30
WORKING FROM HOME, Sean Hanley, États-Unis, 2013, 3'
SELF, Slavomir Milewski, Pologne - Royaume-Uni, 2014, 4'30
DEAD SEAS, Tomaz Burlin, France, 2013, 11'45
EXCAVATION 3045/2013, Avi Dabach, Israël, 2013, 6'
ABU ATHIYYA (FATHER OF PAIN), Monira Al Qadiri, Kowaït, 2013, 6'30

— Programme 3, vendredi 24 octobre, 16h00
MOUNT SONG, Shambhavi Kaul, Inde - États-Unis, 2013, 9' MOUNTAIN ARK, Erwan Sene, France, 2013, 8'27 VARADOURO, Paulo Abreu & João da Ponte, Portugal, 2013,10'25
LA TERRE ENTIÈRE S'EST AGRIPPÉE A TOI..., Théo Delidis, Grèce, 2013, 23'24 FREE FORMS, Robert Todd, États-Unis, 2013, 9'30
ORBITALNA, Marcin Malaszczak, Allemagne - Pologne, 2014, 25'

— Programme 4, vendredi 24 octobre, 22h00
PRELUDE 10 (ANALYSA), Maria Kourkouta, France - États-Unis - Grèce, 2014, 7'30
COMO CRECE LA SOMBRA CUANDO EL SOL DECLINA, Camilo Restrepo, France, 2014, 11' LET US PERSEVERE IN WHAT WE HAVE RESOLVED BEFORE..., Ben Russell, France – États-Unis, 2013, 20' 3 PREMIÈRES FRACTIONS, Guillaume Mazloum, France, 2014,18'30
PHOTURIS, Peter Miller, États-Unis, 2013, 6'10
STARK ELECTRIC JESUS, Hyash Tanmoy & Mrigankasekhar Ganguly, Inde, 2014, 12'10

— Programme 5, samedi 25 octobre, 14h00
SUN SONG, Joel Wanek, États-Unis, 2013,15'
PEN UP THE PIGS, Kelly Gallagher, États-Unis, 2014, 12' TOTALITARIAN NATURE, Cristine Brache, Chine, 2013, 3'40
WHITE NOISE, Francesca Fini, Italie, 2013, 5'50
PORNOTOPIA III, Mariana Torres, Colombie, 2013, 4'
BIM BAM BOOM, LAS LUCHAS MORENAS, Marie Losier, Mexique - Danemark, 2013, 12' FRAGMENTS UNTITLED#2, Doplgenger, Serbie, 2014, 6'10
HERBE, Les Ballets russes, France, 2014, 3'
NECTAR, Lucile Hadzihalilovic, France, 2014,18'20

— Programme 6, samedi 25 octobre, 16h00
JUPITER ANALOGS, TE-R, Autriche, 2014, 12'
BINARY PITCH, Vladislav Knezevic, Croatie, 2013, 6'45
THE SHEIKH IMAM PROJECT, Gheith Al-Amine, Liban, 2014, 8' BROKEN RADIO - BORDERS OF ASIA, Ilya Leutin, Russie, 2013, 21' ASCÈSE, François Ducat, 2013, Belgique, 28'
UN RÊVE, Patrick Bokanowski, France, 2014, 31'

— Programme 7, samedi 25 octobre, 22h00
J'AI UN PROBLÈME AVEC FRANCE GALL, Boris du Boullay, France, 2014, 8'14 SONG n°15, Céline Trouillet, France, 2013, 4'40
WATER DATA FALLS, Lucia Moreno, Espagne, 2013, 2' MARSEILLE, Yves-Marie Mahé, France, 2014, 2'25
SONG n°23, Céline Trouillet, France, 2013, 5'15
6 LOLA 6, Tomás Peña, Espagne - États-Unis - France, 2014,14' ITERATIONS, Gregg Biermann, États-Unis, 2014, 5'37
SKY LINES, Nadine Poulain, Allemagne, 2013, 10'
AMORT, Yves-Marie Mahé, France, 2014, 4'22
MINORE, Yiorgos Nalpantidis, Grèce, 2014, 5'15
6 STATEMENTS, Justin Rang, Royaume-Uni, 2014, 1'20
THE AEGEAN OR THE ANUS OF DEATH, Eleni Gioti, Grèce, 2014, 7'20 CIRCULAR RUINS, Yannis Yapanis, Chypre, 2013, 5'
TO THE WOLF OF MADRAGOA, Pedro Bastos, Portugal, 2013, 9' "LIBERTINE" × 6, Yves-Marie Mahé, France, 2014, 3'45

— Dimanche 26 octobre, 16h00
DÉLIBÉRATION PUBLIQUE DU JURY ET REMISE DES PRIX
Le jury international reviendra sur les films de cette édition et décernera plusieurs prix offerts par 8 Numérique, Lowave, Mediacapture, Re:Voir, Paris Expérimental et Super 8 reversal lab.

— Du 22 au 24 octobre, projection le Vendredi 24 à minuit.
RITOURNELLES INTERVENTION DE L'ETNA « FAÇON KINOKLUB »
Dix participants sont invités à produire une bobine réversible Super 8 en réponse à l'écoute d'un 45 tours pioché sur le lieu du festival. Les films réalisés seront développés gratuitement et projetés le vendredi 24 octobre à minuit. L'Etna est un laboratoire de développement artisanal et atelier de cinéma expérimental.

— Dimanche 26 octobre de 16h00 à 20h00
BAC (BUVETTE D'ACTION CINÉMATOGRAPHIQUE)
La BAC est une parole autonome. Projection de films selon leur ordre d'arrivée. Proposition de Pierre Merejkowsky.

— Dimanche 26 octobre, 15h00
TABLE RONDE « ÉCRITURE ET CINÉMA EXPÉRIMENTAL »
Plusieurs intervenants dont Raphaël Bassan, Damien Marguet, Emeric de Lastens et Erik Bullot (sous réserve) seront conviés à dialoguer avec le public sur les enjeux d'une écriture critique consacrée au cinéma expérimental.

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— Mercredi 22 octobre, 21h00
Soirée d'ouverture officielle

MARTHA COLBURN & SCORPION VIOLENTE

Les courts métrages détonants de Martha Colburn (plus d'une quarantaine depuis 1994) ont rencontré le succès dans tous les recoins underground des USA jusqu'aux écrans prestigieux du MOMA à New York, avant que sa réputation ne l'amène en Europe où un de ses films a fait l'objet d'une sélection au festival de Cannes en 2006. La démarche de ses premiers films est simple et efficace, consistant "à couper les parties ennuyeuses" de ces bobines trouvées pour n'en retravailler que les éléments les plus immédiatement visuels avec un sens de l'humour déconcertant. Adoptant le Super 8 puis le 16mm, elle s'engage ensuite dans la réalisation intensive de films d'animation à base de collages articulés et d'un bestiaire hybride, sur fond de musiques déglinguées signées Jad Fair, 99Hooker ou Jac Berrocal entre autres. Martha Colburn entretient depuis toujours un rapport complice avec les musiciens outsiders (elle collabore notoirement avec Felix Kubin). Aujourd'hui installée entre Amsterdam, Berlin et New York, elle continue sans relâche à bricoler des films d'animation survoltés et drôlatiques, gerbe visuelle de poésie punk, crash improbable entre Hieronymus Bosch et les Monty Python à la sauce Heinz. L'artiste se saisira ici des commandes de la projection pour ce ciné-concert aux sons garage, électro-punk lancinants et minimales du duo Scorpion
Violente.
PRÉCÉDÉE DE INSOMNAMBULA UNE VISION D'ISTAMBUL (19h)
Installation de Emmanuel Carquille et Anne Fave : triple projection vidéo, eau, perceuses, Super 8 et capteurs sons. Une traversée d'Istanbul, dans ses flux, ses mouvements incessants, ses rythmes.

— Jeudi 23 octobre, 18h00
LE TEMPS SORTI DE SES GONDS : XAVIER CHRISTAENS & LIONEL MARCHETTI

Projection du dernier film de Xavier Christaens, AU DELÀ DES ICEBERGS, chronique d'un gel issu de la Guerre Froide aux croisements de la fiction et de l'essai autour du poème d'Henri Michaux, Iniji, suivie d'une rencontre avec le réalisateur et l'auteur de la bande son du film, Lionel Marchetti. Lionel Marchetti est un compositeur français de musique concrète, également improvisateur (électronique, instruments analogiques et numériques divers - avec haut-parleurs modifiés), interprète acousmatique ainsi que
plasticien artiste sonore et poète écrivain.
AU-DELA DES ICEBERGS, Xavier Christaens, Belgique, 2013, 54'

— Jeudi 23 octobre, 20h00
CINEMA SOUTERRAIN DISSONANTES SURIMPRESSIONS

Lorsqu'au début des années soixante Jonas Mekas devient le chef de file d'un auto- proclamé « cinéma underground », le cinéma français, lui, est en pleine Nouvelle Vague et son cinéma dit « expérimental » est, depuis le mouvement lettriste, au point mort. Quelques films par-ci par-là, souvent réalisés par des plasticiens à l'écart du cinéma, mais rien de comparable à ce qui se passe outre-Atlantique. Il faudra attendre les débuts de Mai 68 pour qu'une pratique d'un cinéma « underground » à la française se développe, que les cinéastes eux-mêmes traduiront littéralement par un « cinéma souterrain ». Cette séance propose une sélection de films rares de cette veine autour du cinéaste Étienne O'Leary (qui en est une des premières figures notables) et développant, par la surimpression ou le montage saccadé, un cinéma que l'on pourrait qualifier de contrapuntique. Étienne O'Leary avait la particularité de composer lui-même la musique de ses films, équipé d'un harmonium et d'un magnétophone quatre pistes lui permettant de créer des textures sonores inquiétantes
et angoissées.
CHROMO SUD, Étienne O'Leary, France, 1968, 19' HEADS AND TAILS, Francis Conrad, France, 1967, 15' ETUDE POUR DESERTS, Alain Montesse, France, 1982-87, 24' EUROPEAN DIARIES, Taylor Mead, France-Italie-Grèce-..., 1967, 44'

— Jeudi 24 octobre, 18h00
LEÇON SUR LE SON : IMMERSION EN TUBE-RAMA

Vous allez entendre ce que vous allez voir ! Et l'inverse. En première mondiale, une séance de cinéma « en Tube-rama », pour la première fois on ne va pas vous demander d'éteindre vos portables et vos tablettes mais au contraire de les prendre et de les allumer... D'autres prises sur le son. Là où le monde du si lance. On ne vous demandera pas pour autant de faire l'âne pour
en avoir. Bien au contraire. Séance programmée et présentée par Patrice Kirchhofer.
DRESDEN DYNAMO, Lis Rhodes, Royaume-Uni, 1971, 5' ALICE GUY TOURNE UNE PHONOSCENE, Alice Guy, France, 1905, 2' DRANEM FIVOCRO'Q TEA, Alice Guy, France, 1905, 3' DÉSERT, José Xavier, France, 1976, 5'25 COMMUNAUTÉ, Raphaël Minnesota, France, 2005, 4'50 ALTAÏR 1 & ALTRAÏR 2, Hugo Verlinde, France, 2011, 4'20 VARZEA, José Xavier, France, 2010, 1'25
SOUND PIECE, Stuart Sherman, États-Unis, 1981, 2'
NDUE, Patrice Kirchhofer, France, 2014, 20'
2001 A SPACE ODYSSEY (extrait), Stanley Kubrick, États-Unis, 1968, 10' L'ÂGE D'OR (extrait), Luis Buñuel & Salvador Dali, France, 1930, 8' LIGHT MUSIC (expanded cinema), Liz Rhodes, Royaume-Uni, 1975, 25'

— Vendredi 24 octobre, 20h00
AUTOUR DU SERVICE DE LA RECHERCHE

Le film de Piotr Kamler CHRONOPOLIS est l'aboutissement de près de quinze ans de travail au sein du Service de la Recherche qu'animait Pierre Schaeffer. Certes, ce seul film ne peut pas représenter la diversité des approches esthétiques et des coopérations entre cinéastes et compositeurs qui se sont développées entre 1948 et 1974, mais cette production, longtemps et encore passablement ignorée du fait sans doute du caractère un peu trop « institutionnel » du cadre au sein duquel elle a vu le jour, mérite notre plus grande attention. Le film est avant tout une rencontre et une collaboration avec "le légendaire facteur de sons", compositeur et pianiste, Luc Ferrari. Alors que l'ordinateur commence à supplanter le banc-titre, ce film est réalisé à la main pendant plus de quatre ans avec un attirail bricolé sur mesure par le réalisateur qui continue d'utiliser une caméra datant de 1920, réputée pour sa précision. L'architecture, le temps et le paysage sonore deviennent ici les personnages
principaux du film.
CHRONOPOLIS, Piotr Kamler, France, Pologne, 1982, 65' Chronopolis, immense cité perdue dans l'espace. Ses habitants ont pour
seule occupation et pour seul plaisir de fabriquer du temps. Malgré la monotonie de l'immortalité, ils vivent dans l'attente d'un événement: la rencontre d'un instant particulier avec un être humain.

— Samedi 25 octobre, 18h00
PATRICK & MICHÈLE BOKANOWSKI

Retour sur l'intense coopération de ce duo cinéaste-compositrice depuis les années 70. Ce programme reviendra au gré de leurs œuvres sur la fabrication d'un univers
onirique, alliage de figures picturales et de compositions sonores ouvertes, surprenantes, pleines de grâce et d'inquiétudes.
DÉJEUNER DU MATIN, Patrick Bokanowski, France, 1974, 12'
LA PLAGE (parties 1 et 2), Patrick Bokanowski, France, 1992, 5 et 17' Diffusion d'une émission d'Arte dans le studio de Michèle Bokanowski par
Lorenzo Reccio avec interview et extraits de LA FEMME QUI SE POUDRE, DÉJEUNER DU MATIN et L'ANGE, 11'
BATTEMENTS SOLAIRES, Patrick Bokanowski, France, 2008, 18'

— Samedi 25 octobre, 20h00
ALEXANDRE YTERCE : INTERVENTION SUR IMAGENS DE LUIZ ROSEMBERG FILHO
Projection de IMAGENS (1972), film rare du cinéaste brésilien Luiz Rosemberg Filho, sur une intervention musicale du compositeur électroacousticien
Alexandre Yterce. La série d'images silencieuses qui compose IMAGENS se présente comme un flux de figures et tente par son seul déroulement de dire l'indicible : l'état d'esprit d'hommes et femmes tiraillés entre leur énergie désirante et la répression implacable de la dictature qui écrase toute liberté.
IMAGENS, Luiz Rosemberg Filho, Brésil, 1972, 60'

—Dimanche 26 octobre, 14h00
IMAGES EN MOUVEMENT FRÉDÉRIQUE DEVAUX & ROBERT CAHEN

Images et sons coupés, scratchés, triturés, poinçonnés, distordus... Les travaux de Frédérique Devaux et de Robert Cahen ont ouvragé la matière argentique et la bande vidéo d'une manière que l'on ne peut reproduire à l'identique, et dans lesquels la musique est ciselée dans un rapport étroit et dialectique avec les images. La séance s'ouvrira par une projection de quelques-uns de leurs travaux et sera suivie d'une rencontre avec les artistes. Séance programmée et présentée par Raphaël Bassan en relation avec la sortie de son ouvrage
Cinéma expérimental. Abécédaire pour une contre-culture, aux éditions Yellow Now.
K1 (IL ÉTAIT UNE FOIS), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2001-2002, 3' TROMPE L'ŒIL, Robert Cahen, France, 7' 30'' L'ENTR'APERÇU, Robert Cahen, 1980, France, 9'
JUSTE LE TEMPS, Robert Cahen, 1983, France, 13'
K (LES LUTTES AMAZIGH), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2002, 3' K (DÉSERT), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2004, 4'
K (RÊVES/ BERBÈRE), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2007, 4'
K (EXIL), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2008, 8'30''
K (POURQUOI/POURQUOI ?), Frédérique Devaux, France-Algérie, 2008, 9'

— Dimanche 26 Octobre, 21h00
SOIRÉE DE CLÔTURE
Q, PUNK DE CALCUTTA

La soirée s'ouvrira par la projection du film GANDU - THE LOSER, et sera suivie d'une intervention en direct de Q et de son acolyte Neel Adhikari pour un set audiovisuel d'une heure laissant une large place à l'interaction, aux railleries et aux commentaires. Neel assurera le mix électronique et Q (ou Gandu, son nom de rappeur) la voix et les interventions visuelles. Le set sera hautement énergique, la musique un
étrange mélange de rap, de bruits et d'électro-punk.
GANDU, Q, Inde, 2010, 85'
Gandu (« trou du cul » en Bengali) est un rappeur évoluant sur les terres de la
mélodie qu'il exècre. Il récupère des mots extrêmes esquivés par la masse et en forge des chansons. Entre errance urbaine, téléchargement de rap et de porno, plans vains et entorses à la trame narrative, ce film regorge d'une fougue énergisante.
En Inde, il n'existe pas « d'Underground artistique », mais il a existé, par contre, un « Underground politique et social » qui fut extrêmement actif dans les années 1970. Cet Underground politique, pourchassé et souvent réprimé par le gouvernement central, combattait la censure et travaillait dans l'orbite idéologique de la philosophie progressiste. Mais cet Underground n'existe plus de nos jours. Pour ma part, je ne peux entendre le terme « Underground » que dans un sens politique. (...) Le cinéma que j'apprécie est celui qui résiste et s'oppose au courant commercial majoritaire en Inde et à travers le monde...un cinéma qui s'inscrit dans une approche qui sort résolument d'une conception cathartique de l'art cinématographique. L'esthétique de Bollywood, par exemple, est ouvertement orientée
vers un cinéma de la catharsis et de la consommation immédiate. (Q)

( Entrée TARIFS 7€ la soirée d'ouverture — 5€ la séance (4€ tarif réduit), 15€ le PASS festival*
*Le pass festival ne donne accès qu'aux événements organisés aux Voûtes (hors ouverture).)