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Avril 2011
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Vendredi 1er avril 2011 à partir de 20h00.
Lyrichord
Steve Gunn (us)
William Tyler (us)
Eric Carbonara (us)
Jesse Sparhawk (us)
Michael Chapman (uk)
La présentation générale du festival se trouve ici :
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/03/13/lyrichord-les-voutes-vend-1er-avril-2011-2/
Festival Lyrichord autour de 5
guitaristes anglo-américains de générations et de cultures différentes.
Le plus jeune a à peine 30 ans, est né et à grandi à Nashville
(Tennessee) en écoutant la country locale avant de développer une
inclinaison particulière pour Clarence White des Byrds. Le plus âgé a
70 ans cette année et vient du nord de l’Angleterre où il a commencé à
jouer aux côtés de John Martyn, Bert Jansch, etc. Et pourtant, chacun à
leur manière, à la harpe, au chaturangui, à la guitare acoustique ou
électrique, par des détours par le raga indien, des références au delta
blues et à la country rock, des clins d’oeil au folk britannique
d’obédience (la moins) classique, ils mettent en musique des mondes qui
se répondent l’un l’autre.
Unique représentant britannique
de la soirée, Michael Chapman en est également l’aîné (Michael a fêté
ses 70 ans cette année). Celui qui s’est toujours considéré comme un
artisan, sinon un ouvrier de la guitare, plutôt qu’un musicien folk,
s’est trouvé exclu des circuits officiels. Et si sa trajectoire a
maintes fois croisé les héros du catéchisme du folk anglais (Pentangle,
Wizz Jones, Roy Harper, Bridget St. John, …), Michael est resté, bien
que toujours sur la route, dans l’ombre de ses contemporains
britanniques. C’est donc par une ironie de l’histoire (l’intérêt que
lui aura porté outre-atlantique Jack Rose) que le nom de Michael
Chapman est finalement sorti il y a quelques années de l’oubli.
Steve Gunn et William Tyler réunis n’atteignent pas l’âge de Michael
mais il n’est pas anodin qu’ils aient été choisis par lui pour
l’accompagner en Europe. Steve et William présentent des parcours
semblables, bien qu’ils aient grandi dans des univers musicaux
radicalement différents : respectivement la scène hardcore/punk de
Philadelphie et les honkytonks country de Nashville. Tous les deux ont
fait leurs armes dans des groupes (respectivement GHQ, aux côtés de
Marcia Bassett ; Lambchop et Silver Jews pour William).
Et ce n’est que tardivement que
ces deux contributeurs discrets ont commencé à se produire sous leur
propre nom et révéler une capacité hors norme à créer des dialogues
imaginaires entre John Martyn, JJ Cale, Clarence White, Mississippi
Fred McDowell, Sandy Bull, …., avant d’accoucher de deux univers
musicaux parfaitement cohérents, atemporels et syncrétiques.
Eric Carbonara et Jesse Sparhawk, contrairement aux trois autres
musiciens, n’ont jamais joué à Paris ; le concert du 1er avril est donc
l’occasion de les découvrir enfin. Quant à la forme que devrait prendre
leur concert, elle est encore libre puisque si les deux musiciens de
Philadelphie ont en poche de quoi alimenter deux sets solo de guitares,
ils viennent à Paris également pour présenter Sixty Strings, leur album
à venir pour harpe et chaturangui.
Vous pouvez aussi trouver des courts textes de présentation, beaucoup
de vidéos, de photos et de morceaux en stream et en téléchargement que
j'ai mis en ligne
— sur Michael Chapman ici :
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/02/28/des-videos-inedites-de-michael-chapman-en-1993/
et là
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/03/19/selection-partielle-de-morceaux-essentiels-de-michael-chapman/
— sur Steve Gunn et William Tyler ici :
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/03/02/introducing-william-tyler-et-steve-gunn/
— sur Jesse Sparhawk et Eric Carbonara ici :
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/03/23/eric-carbonara-jesse-sparhawk-chaturangui-harpe-guitares/
Entrée 12 € - Poster par Hanna Tuulikki
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Dimanche 10 avril 2011 à 16h00.
Concerts:
— Charles Pennequin + Glu
(France) World Première ! Né en 1965 à Cambrai (Nord) Remarquable
lecteur de ses textes, il apparaît souvent comme l’un des meilleurs
poètes de la nouvelle génération, l’un des plus attachants en tout cas.
L’un des plus généreux également, capable d’un réel et rare intérêt
pour les livres des autres, aînés ou pairs. Charles Pennequin a été «
découvert » par Christian Prigent qu’il découvrait lui-même comme
écrivain et dont les essais l’ont guidé dans ses lectures passionnées.
La poésie de Pennequin est « essentiellement bête », (comme disait
Baudelaire à propos de la grande poésie), dotée d’une étonnante force
d’imprégnation de l’esprit du lecteur et de déstabilisation des images
comme des phrases qui circulent dans l’actuel. Sous ses faux airs de
groupe punk, Glu s’est créé un univers et une démarche vraiment
uniques, qui exclut toute comparaisons et références (à quoi d’autre
qu’à elle-même la poésie d’Antonin Artaud peut-elle être comparée).
Deux guitares entre noise lofi et riffs enfouis et obsédants, registre
strictement aigu/médium et un déclameur/chanteur calme et ensorcelé,
aux textes simples droits et troublants, d’une poésie inédite.
Formation mythique (et confidentielle bien sûr...) du Sud-Ouest, les
Glu persistent et creusent une voie monomaniaque vers l’expression de
la douleur psychosociale, d’où émerge au final une beauté de
crépuscule, une grande beauté qui soulage, nécessité qui invite à la
lucidité et au dépouillement. La rencontre enter ces deux univers
torturés d’une certaine diagonale française (Ronchin/Bordeaux) se fera
à Paris, aux Voûtes, lors de la dernière journée de Sonic Protest 2011.
www.charles_pennequin.20six.fr | www.myspace.com/glubrut | www.youtube.com/watch?v=7djXOoy96XU
— Danielle Lemaire
(Pays-Bas) Premier concert en France ! Danielle Lemaire est une artiste
multimedia rêveuse... Elle fabrique des miniatures musicales
mystérieuses ainsi que des chansons ludiques qui relatent des
expériences personelles dans son rapport au monde extérieur. Chaque
performance est unique. En véritable “one-woman band”, elle chante tout
en dirigeant un orchestre constitué d’instruments accoustiques (pour la
pluspart d’origine asatique), de jouets musicaux, de boites à musiques,
de bidouille electronique et de films video. Entre ballade méditative
(on pense entre autres à Nico) et collage surréaliste. www.cafesonore.radio6.nl | www.tinyurl.com/4k8toya | http://home.claranet.nl/users/jada/
— Raionbashi & Kutzkelina
(Allemagne) Le duo Raionbashi & Kutzkelina vient de Berlin.
Raionbashi, c’est Daniel Löwenbrück. Il expérimente, compose et
décompose la voix et le bruit depuis 1999. Il s’occupe également de
Tochnit-Aleph, sans doute le label le plus aventureux et extrémiste en
Europe concernant le monde vocal, poétique et harsh noise. Il fait
partie du fameux Schimpfluch-Gruppe avec Dave Phillips et Rudof Eb.er.
Mme Kutzke, Kutzkelina, accompagne Mr Löwenbrück à la vie comme à la
scène où sa voix fantastique et fantasque (elle pratique, entre autre,
le yodel) apporte un contre point parfait aux atmosphères sonores
inquiétantes développées par Raionbashi. www.youtube.com/watch?v=EewVSYFQmP8&feature=related | www.tochnit-aleph.com/
— K-Branding
(Belgique) K-Branding est un combo Belge originaire de Bruxelles formé
début 2004. Leur rock expérimental emprunte au free-jazz des années 60,
à l’hypnose freak-out des années 70, au punk- hardcore des années 80, à
la noise des années 90, à la musique néo-brutale des années 2000 et au
voodoo post-modern des années 3000!!!!!! Ils partagent régulièrement
des scènes survoltées aux côtés de AIDS Wolf, Cougars, An Albatross,
Mono, The Locust, Todd, Pelican, Part Chimp, Crippled Black Phoenix, Le
Singe Blanc, Zu, Black Engine, Chinese Stars, Les Georges Leningrad,
etc... www.myspace.com/kbranding
— Sun Stabbed
(France) Sun Stabbed (Pierre Faure : guitare électrique, delay, objets
et Thierry Monnier : guitare électrique, objets). Un nom qui leur vient
d’un disque des australiens Dead C et une musique qui tout en évoluant
dans les marécages très fréquentés du boucan sauce Néozélandaise (genre
premiers Corpus Hermeticum) s’en distingue par une discrète originalité
- de la douceur. Sun Stabbed développe des ambiances électriques,
abrasivess aussi, oniriques sans niaiseries, quelques fois
décontractées mais le plus souvent tendues, brut et lo-fi. Leur musique
se mêle souvent avec l’environnement ou inversement. De l’ambient drone
à la guitare préparée. www.myspace.com/sunstabbed
— Olivier Benoit (France)
Guitariste, compositeur chef d’orchestre et improvisateur né en 1969,
Olivier Benoit investit aussi bien les champs de l’improvisation libre,
de la musique expérimentale que ceux du jazz ou de la musique
contemporaine et électronique. Il participe ainsi à des projets mêlant
différentes disciplines : avec le chorégraphe David Flahaut, Karol
Armitage (2001), la trapéziste Clémence Coconnier, avec Charlotte
Lanselle (installations plastiques), Il joue solo, en duo, compte
plusieurs formations au sein du Crime (Optronic, Electropus, IMAO, la
pieuvre) et de Circum : Happy House, Circum Grand Orchestra, Hué (avec
des musiciens vietnamiens)..., joue avec de nombreux musiciens :
Christophe Marguet, Régis Huby, Bruno Chevillon, Sophie Agnel, Jean-
Luc Guionnet, Joëlle Léandre (Figures Erotiques , quintet avec Simon
Goubert, Jean-Luc Capozzo, trio avec Carlos Zingaro), Edward Perraud,
Philippe Deschepper, Jacques Mahieux, Michel Doneda... Il a collaboré
avec l ‘ensemble Ars Nova pour un opéra contemporain dirigé par
Philippe Nahon. Il joue dans de nombreux festivals et scènes en France
et à l’étranger. Pendant Sonic Protest 2011, nous aurons l’occasion
d’écouter deux aspects preque antithétiques de son travail : direction
de l’orchestre La Pieuvre et solo. http://obenoitmusic.free.fr/
Programme complet à télécharger en PDF.
( Tarif unique 14 € )
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Jeudi 14 avril 2011
Ouverture des portes à 19h30 / Projection-débat à 20h30
itinErrance
En présence de la réalisatrice Justine TRIET
— SUR PLACE
Documentaire, 2006, couleur, mini DV, 29 minutes. Production : Zadig Productions
Ce film revient sur les scènes de violence qu'a connues Paris en mars
2006. En fin de cortège, la foule se rassemble sur la place d'Italie et
attend que quelque chose se passe. Les affrontements entre tous les
protagonistes témoignent d'une situation singulière de chaos et
d'absurdité. Le film tente de déplacer ce constat d'animosité vers une
dimension plus individuelle.
— DES OMBRES DANS LA MAISON
Documentaire, 2009, couleur, HDV, 59 minutes. Production : Ecce Films
En banlieue de Sao Paulo, Gustavo, 15 ans, passe ses journées à
l'assistance, Centre social géré par l'Eglise évangéliste. Sa mère,
Giselle, a des problèmes d'alcoolisme. Elle est convoquée au Centre où
elle rencontre Valéria, l'assistante sociale chargée de faire un
rapport aux autorités pour valider ou non la garde des enfants par leur
mère. Valéria est comme elle, mère de deux enfants. Elle est pasteur
évangéliste et pousse la famille à intégrer son Eglise. Gustavo raconte
à tout le monde qu'il a une amoureuse, "Taina", que personne ne connaît.
( Entrée 4 euros - http://www.lesyeuxdanslemonde.org/ )
Prochaines séances :
Le jeudi 19 mai 2011 en collaboration avec l'ETNA
Le jeudi 16 juin 2011
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Vendredi 22 avril 2011 à 20h30
Concert réunissant Jefre Cantu, le fondateur du label Root Strata ; Le Révélateur aka Roger Tellier-Craig, le fondateur de Fly Pan Am (et accessoirement ancien membre de Godspeed You! Black Emperor) accompagné de Sabrina Ratté aux projections vidéo .
Au programme de ce concert, deux artistes naviguant dans des univers où
kosmische musik et shoegaze résonnent comme des sésames.
Des informations complètes avec 15,000 liens hypertexte pour lire, écouter, regarder ici :
- http://alifibgigs.wordpress.com/2011/04/12/jefre-cantu-ledesma-le-revelateur-les-voutes-vend-22-avril/
- http://alifibgigs.wordpress.com/2011/04/12/jefre-cantu-ledesma-namu-kie-butsu/
- http://alifibgigs.wordpress.com/2011/04/12/le-revelateur-2/
Et bien sûr l'événement est relayé sur facebook.
Originaire de San Francisco, où
il a cofondé le groupe Tarentel puis le label Root Strata, Jefre
Cantu-Ledesma vient jouer à Paris en quasi-voisin puisqu’il vient de
s’installer à Berlin. Auteur d’une importante discographie sous des
projets différents formant un arc de l’ambient à la harsh noise
(Colophon, Sea Zombies, The Alps, The Holy Sea), Cantu-Ledesma est
aussi à l’origine de plusieurs publications solos, ponctuées à ce jour
par le shoegazien Love is a Stream, album aux allures de guitarmageddon
paru chez Type en 2010, aux croisements de My Bloody Valentine (période
Loveless) et de Oval (période Ovalcommers).
http://youtu.be/JUXBoojw7H8
http://youtu.be/rXJnh-eBVKI
Le Révélateur est le projet de
l’artiste montréalais Roger Tellier-Craig. Fondateur du groupe Fly Pan
Am, il rejoint de 1998 à 2003 Godspeed You! Black Emperor, participe au
collectif Set Fire to Flames et collabore notamment avec Alexandre
St-Onge, avant de créer Pas Chic Chic. Depuis 2008, Tellier-Craig a
trouvé avec son projet Le Révélateur un véhicule idéal lui permettant
d’explorer sa fascination pour les musiques électroniques, cosmiques et
psychédéliques, les films Zanzibar (Le Révélateur est bien sûr le titre
d’un film de Philippe Garrel) et une mythologie méditerranéenne
(hautement cinéphile) où des instantanés de Positano, Pompéi ou Capri
se télescopent dans les ruines de Delphes. Sur scène, Le Révélateur
devient une expérience électronique audio-visuelle avec la présence de
la vidéaste Sabrina Ratté. Le premier disque du Révélateur, Motion
Flares, a été édité en 2010 par Root Strata sur format cassette. Un
album est sur le point d’être publié.
http://vimeo.com/14341486
http://youtu.be/5boqblr0r8g
NB : le concert de Jerusalem in My Heart originalement prévu ne pourra
pas avoir lieu, suite à un empêchement, qui ne devrait bien sûr pas
gâter le plaisir de découvrir les deux autres projets à l’affiche.
Un aperçu de ce qui se verra et entendra ?
http://alifibgigs.wordpress.com/2011/03/10/le-revelateur/
( Entrée 10 € - poster par Justin Wright (aka Expo 70) )
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