• Du mardi 7 au samedi 11 décembre 2010 aux Voûtes [Paris 13ème]
Le dimanche 12 décembre 2010 à Mains D'œuvres [Saint-Ouen]
12ème Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris
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Pour cette 12ème édition le Festival évolue à nouveau. L’individu, le film et le collectif, la structure.
Pour la première fois le Festival instaure une COMPÉTITION pour offrir au cinéma expérimental, comme pour le documentaire, la fiction ou l’animation un lieu exclusivement dédié aux films travaillant la forme, la recherche, l’essai et le mélange entre les genres et les supports.
Un Grand Prix, un Prix Spécial du Jury ainsi qu’un Prix et une Mention du Jury Presse seront décernés à l’issue du Festival.
33 films retenus sur plus de 700 visionnés; reflets d’un cinéma contemporain que nous vous proposons fait par des cinéastes résistants aux codes dominants qui ne renonceront jamais et qui inventent les formes du cinéma de demain.
Ce cinéma différent est aussi affaire de collectifs et d’associations qui se battent, tout au long de l’année, pour sa diffusion afin d’augmenter sa visibilité. Et, comme Paris n’est pas le centre de la France, quatre structures essentielles : HEURE EXQUISE! de Lille, LES INSTANTS VIDÉO de Marseille, MIRE de Nantes et LES INATTENDUS de Lyon viennent nous présenter leurs coups de cœur et parler de leur travail.
Une séance sur l’AUTOCENSURE en présence des cinéastes, des installations et des performances ponctueront cette semaine qui se clôturera par un ÉTAT DES LIEUX du cinéma expérimental en présence des associations et des cinéastes.
PICIGIN (prononcer pitciguin) - performance de Ortès Holz et Draegue Zanunch, action musicale conduite par Wayne Malm.
Le jeu de picigin se joue à la plage de Bacvice, à Split. La plage est en pleine ville, dans une crique ouverte vers le large orientée vers le sud. Le sable fin et gris est parsemé de mégots et de noyaux de pêche. Quelques rochers blancs disposés devant, à une centaine de mètres de la côte, en marquent la limite.
La plage est encadrée à droite par « Katalinica brig » une falaise avec son phare monumental construit dans les années 1970 et ses panneaux publicitaires pour la bière, à gauche par l’ancienne prison et l’entrepôt de Dalmacijavino posé dans le coin industriel du vieux port, le tout plus ou moins caché par les grandes langues vertes des agaves, le fouillis des tamaris, quelques pins d’Alep et des touffes d’herbes.
Le maestral, qui a soufflé tout l’après-midi sur le bleu foncé aux reflets d’argent solaire du canal de Brac, se calme. On aimait blaguer avant la dernière guerre en pariant sur ses chances d’atteindre la force 4. Les baigneurs urbains regagnent la plage un à un. Alors, des athlètes surgissent et forment de larges cercles, avancés dans l’eau jusqu’à mi-mollet. Ils se renvoient à la main une balle de tennis qui a été soigneusement pelée, se contraignant les uns les autres, par de très judicieuses passes, à se jeter dans l’eau.
FREE RADICALS: A HISTORY OF EXPERIMENTAL FILM, Pip Chodorov, France, 2010, 1h30
Avec : Hans Richter, Len Lye, Robert Breer, Peter Kubelka, Stan Vanderbeek, Ken Jacobs, Jonas Mekas, Stan Brakhage, Maurice Lemaître...
Avant-première française
Quelle place accorde-t-on au cinéma expérimental ? Souvent relégué dans un no man's land, exclu du marché de l'art et ignoré de celui du cinéma commercial, le cinéma expérimental semble toujours en marge, en opposition - en avance ? - … sur l'histoire.
Mais ce cinéma radical, de par son essence même, peut-il exister et se déployer autrement et ailleurs que dans cet espace incertain et précaire dans lequel il est préservé ? Dans cet espace à part qui est celui de tout créateur libre, aux frontières de l'inconnu...
Dans ce film j’aimerais faire découvrir des films que j’adore et faire connaître les artistes libres et radicaux qui les ont faits.
• Du mardi 7 décembre au samedi 11 décembre, aux Voûtes.
Exposition,
DÉVORER DES YEUX
Mara Mattuschka, Lionel Péneau, Marc Plas, Collectif Schmelzdahin, Julien Prévieux et Virginie Yassef
Une proposition de Julie Dalouche et Marie Sochor
En partenariat avec The Film Gallery (Paris)
Les œuvres présentées dans cette exposition rassemblent différentes espèces de dévoreurs. Qu’elles broient, attaquent ou consomment avec avidité un tronc d’arbre, des bobines de films de famille, un sitcom, des aliments ou du texte, les machines et mâchoires broyeuses interrogent la notion de décomposition par l’acte de dévoration.
KUGELKOPF, Mara Mattuschka, 1985, 16mm, 6’
"L'aspect marquant dans Kugelkopf est la violence et la ténacité avec lesquelles la tête produit ses textes. Après s'être affranchies de l'enveloppe protectrice et dérangeante qu'est la chevelure, des lettres saignent des blessures. Le seul support d'impression est l'imposant pansement fait de bandelettes de gaze. Ne sachant ni où ni quoi sera imprimé, les lettres sont posées à l'aveuglette sur une vitre. L'ordonnancement des lettres se fait au hasard d'un mouvement mécanique, se fondant dans une surface sombre et indéfinissable." (Heike Klippel)
MIAMMIAM, Lionel Péneau, 2003, Vidéo, 14’45’’
Le personnage attablé commence à porter à sa bouche, l’un après l’autre, les aliments contenus dans son assiette. Au lieu de les avaler, il modèle les aliments mâchés tels qu'ils étaient initialement. C'est avec une détermination presque autiste que tous les aliments vont ainsi être déconstruits.
PICTORIAL TROPHIES, Marc Plas, 2007, Installation vidéo, 7’
L’écran de projection : les photophores d’un tube cathodique désossé.
L’image : un plan de sitcom qui balbutie.
Les trophées de la chasse aux accidents électroniques.
ROLF 2, Collectif Schmelzdahin, 1987, Installation
Le spectateur est tenté de s’approcher des projecteurs pour voir un film de famille sur le mur, ce qui déclenche un mécanisme détruisant la pellicule dans un mixeur. Pour l’arrêter, le spectateur doit s’en éloigner.
L’ARBRE, Julien Prévieux et Virginie Yassef (Caméra : Aurélie Godard) 2008, Film Super 8 transféré sur DVD, 7’
L’arbre est un film tourné en Super 8. Deux personnages rongent un tronc d’arbre dans les bois. L’un après l’autre, ils se passent le tronc puis dans une sorte d’impatience s’attaquent tous deux au tronc en même temps. La qualité du film et le déroulement de cette action forment un étrange objet « primitif ».
Inaugurée en septembre 2005 à Paris, la Film Gallery a été créée par les éditions Re:Voir. Première galerie d’art exclusivement dédiée au cinéma expérimental, la Film Gallery souhaite mettre en avant des artistes se situant à la frontière du cinéma et des Arts Plastiques. Les artistes présentés travaillent pour la plupart le médium cinéma en tissant des liens avec d’autres champs, tels que les Arts Plastiques, la poésie et certains d’entre eux ont participé à des mouvements artistiques pluridisciplinaires tels que Dada, le lettrisme, Fluxus, etc.
Artistes présentés :
Stephen Dwoskin, FLUXUS, Takahiko Iimura, Peter Kubelka, Christian Lebrat, Jonas Mekas, Jeff Perkins, Jeff Scher, Paul Sharits, Silvi Simon.
La Film Gallery met à disposition de musées et de galeries des appareils de projection afin de soutenir et de promouvoir la visibilité des œuvres cinématographiques en pellicule.


( Participation libre )