• Mardi 16 Mai 2006 à partir de 19h00
Soirée Scratch Projection
CARTE BLANCHE À DEBORAH PHILLIPS.
Invitée par Scratch Projection, l’artiste et cinéaste allemande Deborah Phillips nous proposera une soirée spécialement imaginée pour Scratch Projection composée d’une performance, d’une installation et d’une projection de films intitulés Films obscurs de Berlin. La soirée de déroulera en deux parties.
La première partie de la soirée débutera à 20h00 avec une « performance culinaire » où l’artiste proposera, de manière inédite, la préparation d’une soupe le bortsch en se basant sur ses expérimentations déjà menées sur la couleur. La performance sera accompagnée par une installation prenant la forme d’un diaporama et illustrant ses recherches. A l’issue de cette première partie, les spectateurs seront invités à déguster cette préparation.
La seconde partie, prévue à 22h00, fera l’objet d’une projection de films sélectionnés par les soins de Deborah Phillips.
Les films projetés seront majoritairement des films de cinéastes berlinois, de format Super-8 et 16mm, axés sur la thématique de la matérialité : celle de la pellicule argentique, celle de surfaces et textures de matières diverses comme la peau, la nourriture…
Les films choisis font partie des œuvres de cinéastes tel que Dagie Brundert, Jakob Kirchheim, Thorsten Fleisch, Milena Gierke, Karola Schlegelmilch. Dagie Brundert est connue par-delà les frontières pour ses films Super-8 enjoués, personnels et ludiques. Elle développe la plupart de ses films elle-même, créant ainsi des structures et un univers visuel bien particuliers.
Cosmos et Blutlust sont des « films matériels » de Thorsten Fleisch : l’artiste va cultiver des cristaux directement sur la pellicule et travaille avec son propre sang sur celle-ci. Milena Gierke travaille tous ses films en format Super-8, muets, en les montant dans la caméra. Le cinéaste Jakob Kirchheim peut être considéré comme le pionnier d’un nouveau genre : le « film linoléum ». Il utilise comme matière première des séries de gravures sur linoléum, qu’il anime. « De mon propre cru, je présente une série de films qui ont trait à la cuisine et à ses matières premières, à des gestes et des surfaces quotidiennes. Comme l’écrit Karola Schlegelmilch à propos du cinéma : « Vous emporte-t-elle, l’immensité de l’espace ? Le rai lumineux à l’horizon, vous penchez-vous par-dessus ? Eh bien, bon appétit ! » Deborah Phillips.
Deborah Phillips déclare avoir une certaine préférence pour les choses inachevées, abstraites et en voie d’évolution. On peut percevoir cette tendance à travers l’observation que fait l’artiste d’éléments en changement constant : elle se base sur une expérimentation en mouvement et en action. Dans son travail, on le constate à la fois à travers ses expérimentations plastiques et filmiques autour de la matière colorée, et à la fois autour de l’exploration des motifs, comme autant de Kaléidoscopes donnant à voir sans cesse de nouvelles formes en mouvement, en mutation.
Deborah Phillips, étudie l’art dès 1986, à l’académie des beaux-arts de Perugia, en Italie. En 1988, elle est étudiante en « installation artistique et théorie de la couleur à la Mason Gross School of Arts de l’université Rutgers (New Brunswick, USA). Elle termine son parcours à l’école supérieure de l’image de Braunschweig (Allemagne) en 1993, en « cinéma et expression visuelle ».
Elle fait aujourd’hui partie du groupe d’artistes « Laboratorium », et travaille pour l’école de Braunschweig. L’artiste travaille sur différents supports, principalement le film, ses œuvres sont conservées à la cinémathèque de Berlin ainsi que chez Light Cone.
Parmi les évènements auxquels l'artiste a participé, on peut citer La Rencontre des labos en décembre 2005 à Bruxelles, Kunstlerbücher à la "Paper Gallery", en mars 2005 à Samwon en Corée. L'artiste a également présenté son travail à la Villa Elisabeth de Berlin (novembre 2003), la Maison de la culture de Berlin (septembre 2003), le "Trafo and Goethe Institut" de Budapest, le festival du film court d'Oberhausen (décembre 1995), la Eisfabrik de Hannovre (juillet 1994). En novembre 2007, une installation est prévue au "KunstBunker Tumulka" à Munich.
Programmation mardi 16 mai 2006 :
Programme 1, 20h : Performance et installation en relation avec les expérimentations colorées de Deborah Phillips, et dégustation de « l’œuvre » préparée.
Programme 2, 22h : Projection :
Counting Cats, Counting Sheep, de Dagie Brundert, 2005, Super-8, coul, son, 2 min.
La Vache qui rit, de Dagie Brundert, 2006, Super-8, coul, son, 2 min.
Derrière le rouge, de Dagie Brundert, 2006, Super-8, coul, son, 2 min.
Kip Krise, de Jakob Kirchheim, 1990, film linoléum Super-8, coul, son, 13 min.
Kosmos, de Thorsten Fleisch, 2004, 16mm, coul, son, 5 min 11.
Blutrausch, de Thorsten Fleisch, 1999, 16mm, coul, son, 4 min 15.
Keltern, de Milena Gierke, 1993, Super-8, coul, sil, 2 min 30.
Klatschmohn II, de Milena Gierke, 1993, Super-8, coul, sil, 3 min 30.
Bife de chorizo im Odenwald, de Milena Gierke, 1997, Super-8, coul, sil, 3 min.
De la Jonction, de Deborah Phillips et Marie Wilz, 2006, Super-8, coul, son, 2 min 30.
71, de Deborah Phillips, 2005, 16mm, coul, son, 7 min 30.
Bread, de Deborah Phillips, 1994, 16mm, coul, son, 3 min.
Purim, de Deborah Phillips, 1996, 16mm, coul, son, 5 min.
Noor, de Deborah Phillips, 2003, 16mm, coul, sil, 6 min.
Bauchlandung, de Karola Schlegelmilch, 1991, 16mm, coul, son, 3'.
Ouverture des portes à 19h00, bar et restauration possible sur place. Programmation annoncée, sous réserve de modification. Renseignements : Light Cone 01 46 59 01 53 - lightcone@lightcone.org - http://www.lightcone.org
( tarif unique : 6 euros les deux séances ; 4 euros une séance ).
Avec le soutien du Centre National de la Cinématographie, de la Mairie de Paris, du Conseil Régional d’Ile-de-France.